Nouvel an, nouvel élan

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Nouvel an, nouvel élan

Découvrez ci-dessous cette publication sur le nouvel an. Bonne lecture.

 

 

 

 

 

 

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Nous avons célébré dans la joie et l’allégresse la naissance de notre Sauveur, le prince de la paix et la source du bonheur de tous les hommes. Avec lui, nous accueillons bientôt la grâce d’une année de bienfaits. Quelle grâce que l’Emmanuel, Dieu avec nous, devienne notre compagnon pour les jours qui viennent ! Nous ne serons donc pas seuls durant toute l’année 2019. Nous serons portés par l’amour de Dieu. Dieu, quand il donne, donne toujours davantage. Au moment où nous nous préparons à accueillir le don d’une nouvelle année, ménageons un temps pour évaluer comment nous avons utilisé le don de l’année dont les dernières lueurs s’évanouissent, symbole de la fugacité du temps et de nos vies humaines. Décryptons les causes de nos échecs mais surtout déchiffrons les leviers de nos succès ! Jusqu’où sommes-nous parvenus dans nos divers rêves légitimes pour une vie de bonheur ? Le bilan est indispensable pour mieux fixer les objectifs. Nous avons besoin de grands et nobles idéaux pour assurer notre croissance spirituelle, intellectuelle, relationnelle et humaine. Une année nous est donnée à cet effet. Un nouvel an, c’est pour un nouvel élan.

Nouvel an : nouvel élan vers Dieu, notre Père : « Sans Dieu, l’homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre qui il est » (Benoît XVI, Caritas in veritate, 78). Cherchons-le davantage. Nous le rencontrons dans sa Parole et ses Sacrements ; nous entretenons mieux une relation personnelle d’amitié avec lui dans la prière.

Nouvel an, nouvel élan au service de l’Eglise, notre mère : nous sommes tous membres de ce Corps dont seul  le Christ est la tête. Mieux, nous sommes l’Eglise. C’est donc notre devoir de mobiliser nos énergies et notre créativité, pour une Eglise plus vivante et plus crédible.

Nouvel an, nouvel élan dans l’amour du prochain, un amour vécu dans la vérité pour être source de bonheur et de bien, un amour vécu par la réconciliation et la justice : « Ce n’est que dans la vérité que l’amour resplendit et qu’il peut être vécu avec authenticité. La vérité est une lumière qui donne sens et valeur à l’amour. (…) Dépourvu de vérité, l’amour bascule dans le sentimentalisme. L’amour devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement remplie. C’est le risque mortifère qu’affronte l’amour dans une culture sans vérité. Il est la proie des émotions et de l’opinion contingente des êtres humains ; il devient un terme galvaudé et déformé, jusqu’à signifier son contraire. La vérité libère l’amour des étroitesses de l’émotivité qui le prive de contenus relationnels et sociaux, et d’un fidéisme qui le prive d’un souffle humain et universel »  (Benoît XVI, Caritas in veritate, 3).

Nouvel an, nouvel élan au service de la cité : nous nous efforcerons encore pour devenir d’honnêtes citoyens en accomplissant mieux nos devoirs d’Etat dans nos écoles, dans nos universités, dans nos services, dans nos marchés. Notre foi chrétienne doit rayonner à tous ces lieux de vie, dans tous nos milieux de vie. L’intelligence de la foi doit devenir intelligence des réalités existentielles !

Nouvel an : nouvel élan dans le sens d’une plus grande responsabilité vis-à-vis de la politique comme nous y invite le pape François dans son message pour la journée mondiale de la paix 2019 : « La bonne politique est au service de la paix ». Toute politique qui promet soumission à tous prix et alors sème divisions, haines, affrontements des personnes et peurs, quelles que soient ses performances est donc mauvaise. Et c’est un critère puissant de discernement et d’évaluation : « la recherche du pouvoir à tout prix porte à des abus et à des injustices. La politique est un moyen fondamental pour promouvoir la citoyenneté et les projets de l’homme ; mais quand elle n’est pas vécue comme un service à la collectivité humaine par ceux qui l’exercent, elle peut devenir un instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction » (François, Message pour la journée mondiale 2019). Et pour ma part, aucune personne, quelle que soit sa puissance, ne peut devenir par elle seule instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction de tout un peuple. La texture du peuple est interpelée d’une certaine manière, comme aussi et surtout la complicité des sbires, fils du peuple.

Ecoutons maintenant ces sublimes béatitudes du politicien, du cardinal vietnamien défunt, François-Xavier Nguyen Van Thuan. Ces béatitudes sont vraiment lumineuses. Je les partage et les propose comme vœux à nos hommes et femmes politiques. Ceux-ci sont souvent si oppressés par les urgences et les défis, et ne manquent pas aussi de s’oppresser entre eux. Mais n’ont-ils pas besoin eux aussi d’entendre que nous disions du bonheur d’eux, à eux qui devraient travailler à notre bonheur de tous. Ces béatitudes lumineuses, le pape François les cite dans son message pour la journée mondiale de la paix 2019 !

« Heureux le politicien qui a une haute idée et une profonde conscience de son rôle.

Heureux le politicien dont la personne reflète la crédibilité.

Heureux le politicien qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt.

Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent.

Heureux le politicien qui réalise l’unité.

Heureux le politicien qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical.

Heureux le politicien qui sait écouter.

Heureux le politicien qui n’a pas peur. »

Qu’est-ce que nous eussions souhaité que ce profil de politicien émerge davantage chez nous ! Mais en attendant, le profil peut servir binetôt de critère !

By |2018-12-29T12:06:16+00:00décembre 28th, 2018|Blog|0 Comments

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